A la fin du XIXe siècle, les ingénieurs les plus célèbres en France étaient les ingénieurs des « Arts et Métiers » et les ingénieurs des « Mines », qui étaient les moteurs tant de l’essor économique qu´industriel. On leur doit l’existence de l´industrie automobile (Renault, Peugeot), la naissance de l’aviation, des machines outils modernes, des barrages, des ponts (cf. Eiffel) la distribution électrique, l´exploitation des mines….
Les ingénieurs de l'époque étaient réputés savoir tout faire. Ils savaient manier toutes les machines, avaient des connaissances scientifiques et techniques universelles qui leur permettaient de montrer aux ouvriers, comment faire pour usiner une pièce, monter une maison, fabriquer en série des voitures ou des meubles. Une entreprise de l’époque fonctionnait avec quelques ingénieurs et beaucoup d’ouvriers qui devaient appliquer la manière de faire décidée par l’ingénieur.
Les temps ont changé. L’économie, les sciences, les méthodes de travail, les outils se sont terriblement complexifiés et multipliés. Un ingénieur, à l´heure actuelle, ne peut plus tout savoir comme avant. Il va devoir se spécialiser. Déjà en 1930, il y avait des ingénieurs mécaniciens, électrotechniciens, chimistes, des mines, etc…, maintenant ils sont encore plus spécialisés. Pour exemple, citons les ingénieurs process, managers, experts, producticiens, informaticiens…En 1950, les ingénieurs n’étaient déjà plus assez universels ni praticiens pour faire tourner convenablement les entreprises.
C’est alors qu’apparut en France le concept de technicien supérieur (BTS). La fonction du BTS était d’assister les ingénieurs dans les domaines que ceux-ci ne pouvaient plus maîtriser. Les BTS sont donc devenus les techniciens qui travaillent au plus haut niveau possible dans leur spécialité et font ce qu’un ingénieur ne peut plus faire à moins de devenir lui-même technicien spécialisé. Le rôle du BTS est donc actuellement, celui de référent, d’expert. C’est souvent l’interlocuteur direct de l’ingénieur. Dans une entreprise, le technicien supérieur sera le premier auquel on pensera pour remplacer un ingénieur sur le départ. En France, 40 % des ingénieurs sont appelés ingénieurs « maison », car ils ont obtenu ce grade après avoir été techniciens supérieurs.
Les entreprises françaises installées au Mexique ont grand besoin des compétences de cadres techniques de haut niveau. Elles ont besoin de « techniciens supérieurs » capables de prendre des responsabilités et de diriger des équipes.
Les deux BTS préparés au lycée sont le MI et le AVA : deux BTS demandés par les entreprises locales. Les étudiants sortants sont pour les uns : spécialistes de Maintenance Industrielle. Ils sont capables, entre autres, de faire en sorte que les machines ne puissent jamais tomber en panne (si, si, c’est possible grâce à leur savoir-faire !). Les autres sont spécialistes de Maintenance et Après-vente Automobile, capables de diagnostiquer rapidement des pannes automobiles difficiles, d’occuper tous les postes d´une concession, d´y organiser l’action commerciale automobile, enfin d´occuper un poste de direction.
Pourquoi un ingénieur, me direz-vous, ne peut-il pas occuper ces postes
? Tout simplement, parce que sa formation scolaire et universitaire est trop
générale et théorique pour maîtriser des outils aussi
spécifiques que ceux de la maintenance et de l’après-vente
automobile. Nous comprenons bien maintenant pourquoi nos anciens élèves
sont tellement appréciés par les entreprises françaises
installées au Mexique et pourquoi ils sont voués à de grandes
carrières professionnelles.

(à venir)